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2                         LE  TRAYAS            (VAR)

                    ris,  Baudry,  1897),  ZURCHER  (les  Porphyres  de  l'Es-
                    terel,  dans  la  Nature,  n°  996,  2  juillet              1892,  p.  68),
                    VASSEUR et  Fourniert  (Extension  sous-marine  de  l'Es-
                    terel au  sud  de  Marseille,  G.  R.  Ac.  sciences,  27  jan-
                    vier  1896,  p.  209),  etc.

                        De  plus,  il      n'est  nul  recoin  de  France,               ni  p e u t -
                    être  du  monde  entier,  qui  possède  une perfection  pit-
                    toresque  plus  complète  que               les  admirables          sites  du
                    sauvage  et  poétique  Esterel.               C'est  avec  une indicible
                    splendeur  que  se  déroule  le  panorama  du  sommet  du
                    cap  Roux  (453  m.),  de  beaucoup  préférable  encore  à
                     celui  du  mont  Vinaigre            (616  m.),  sommité  suprême
                    du  massif,  que  M.  Bartoli  a esquissé  en  ces  termes  :
                     «  Ici j'arrive  au  point culminant de  l'enthousiasme...
                    Je  déclare  n'avoir  jamais  joui                d'un  spectacle         aussi
                     féerique  que  celui  que  l'on  a  du  mont Vinaigre.  Tout

                     est  oppositions         dans  cet  étrange  et  captivant  massif
                     de  l'Esterel,        et  la  puissance         des  effets  naît  de  la
                     variété  des      formes  et  des  couleurs...             On  domine  un
                     monde  de  contrastes  violents.                Le  bleu  intense  de          la
                     mer,  où  tranche  vivement  le  porphyre                       d'un  rouge
                     sanglant,  l'immensité  neigeuse                 des  Alpes,  les        forêts
                     toujours  vertes         et  creusées  de  profonds             ravins,      les
                     escarpements  farouches  et  les               flèches  élancées  de  la
                     montagne,         le  croissant       harmonieux          du  golfe  de  la
                     Napoule,        tout  cela,  baigné  d'une  lumière  ardente,
                     forme  un  tableau  surprenant  de  vigueur                    et  de  gran-
                     deur,  qui  étonne  et charme  à la  fois.  »  (Annuaire  Club
                     alpin  français,  1885,  p.  563.)  On  ne  saurait  mieux
                     dire,  et  cette  impression            est  aussi  fidèle  qu'heureu-

                     sement  rendue  :  il  ne  faut            que  renchérir         sur  elle  et
                     affirmer  que  les  trois  sommets  de  l'Ours  (495  m.),
                     d'Aurelle (316 m.)  et  du  cap  Roux (453 m.) présentent
                     un  plus  accompli  spectacle  que  le  Vinaigre  même,
                     parce  qu'ils  confinent  aux  rivages                   accidentés        dont
                     les  délicates  dentelures  rouges  forment  à  leurs  pieds
                     un  premier         plan  incomparable,              et  parce  que  l ' h o -
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